Komby en 14 étapes — Étape 12 : CEO, un pied de nez aux apparences

CEO Komby — I am not a DJ, I am a CEO : joke, foi, ambition internationale — les apparences ne confirment rien

On croit souvent qu'un refrain dit tout au premier degré, mais celui-là, non : I am not a DJ. I am a CEO est une joke, un pied de nez, une phrase de foi, pas une fiche d'identité à coller sur un badge. Le message, lui, reste simple et tenace — on peut être ce qu'on veut si on a la foi, parce que les apparences ne confirment rien, et parce qu'un homme qu'on croit encore coincé dans une cabine peut, en réalité, diriger une société internationale depuis Londres sans que personne ne l'ait vu venir. Je m'appelle Alexandre Auger ; j'étais DJ — radio, platines, électronique, house, label — ce premier monde que j'appelle encore « tech », celui du tempo et des salles, celui que j'ai raconté ailleurs sur France Je Te Quitte, comment je suis devenu animateur radio, pourquoi j'ai créé Electromix Records, ce que j'ai vu des débuts de Believe. Aujourd'hui, je dirige Komby — Komby Dot IO, une combinaison d'applications — avec une ambition internationale ; je suis Français de naissance et British naturalisé, je vis à Londres, j'ai construit sans investisseurs, et ce parcours tient dans le corps, pas dans une fiche LinkedIn.

L'épreuve : ce que l'on croit voir

Le métier de CEO, c'est souvent de porter ce que personne ne voit — les nuits, les décisions, l'équipe, le tableau de bord, les non dits — et pendant longtemps, ceux qui me connaissaient encore me voyaient DJ, celui des platines, des sets, des nuits où la foule décide avant toi. Quand j'ai basculé vers Komby, le décalage entre ce qu'on croyait et ce que je devenais s'est creusé : on imagine volontiers le dirigeant comme un gratte-papier ennuyeux, ou, dans la tech logicielle, comme un développeur casqué devant son écran, tout comme on imagine le DJ coincé pour toujours dans sa cabine, et le refrain se moque de ces cases parce que j'ai été l'un et que je suis devenu l'autre, la foi tenant le pont entre les deux sans levée de fonds pour me valider — seulement le chemin, des cuisines parisiennes de l'adolescence jusqu'au filet mondial. Les apparences ne confirment rien : un homme derrière des platines peut bâtir une société internationale, un CEO peut encore composer un album quasi autobiographique, un refrain peut être une joke et une vérité en même temps, et moi, c'est celui qui a quitté la cabine pour le tableau de bord sans renier d'où il vient.

De la cabine au tableau de bord

Je me souviens de la première fois où quelqu'un m'a présenté comme « le mec de Komby » dans un contexte où l'on m'attendait encore derrière un mix — ce moment où tu sens que le regard ne suit pas assez vite la trajectoire réelle, où l'on te demande un set alors que tu viens de passer la nuit sur un modèle économique, un client en difficulté, une décision d'équipe. Ce n'était pas une trahison, c'était la preuve que les cases tiennent plus longtemps que les vies : le DJ d'hier restait visible, le CEO d'aujourd'hui restait invisible, et entre les deux, moi, avec deux « tech » dans le corps — la house et l'électronique d'un côté, le code de l'autre — et une foi assez solide pour ne pas croire les apparences. J'ai construit Komby sans investisseurs, client par client, nuit par nuit, depuis Londres, avec cette ambition internationale qui ne ressemble à rien de ce qu'on attend d'un ancien de la nuit : pas de deck qui annonce une levée, pas de slide qui remplace le vécu, seulement une boîte qui avance pendant que l'extérieur hésite encore sur l'étiquette. Éteindre les platines et ouvrir le dashboard, ce n'est pas une consigne technique à prendre au pied de la lettre ; c'est le symbole du passage — de la scène que l'on croit connaître à la société que l'on dirige vraiment — et le takeover dont je parle ici n'est pas celui d'un club pour une nuit, c'est l'ambition internationale de Komby, tenue sans baisser les bras. Un CEO peut encore composer un album quasi autobiographique parce que la musique reste l'endroit où le vécu se traduit quand les mots professionnels ne suffisent plus, et CEO est né de ce décalage vécu : DJ hier, dirigeant aujourd'hui, deux mondes dans le même corps, une joke qui dit la vérité autrement que LinkedIn.

Pourquoi j'ai dû sortir ce morceau

Parce que le vécu était déjà là — DJ hier, CEO aujourd'hui, deux « tech » dans le corps, la house et l'électronique d'un côté, le code de l'autre, et une foi assez solide pour ne pas croire les apparences — et que composer, c'était traduire ce pied de nez en son, pas inventer une guerre, pas coller un organigramme sur un beat. On chante, on sourit, puis on comprend — ou on cherche — et moi, c'est celui qui a quitté la cabine pour le tableau de bord sans renier d'où il vient : l'album reste, la musique reste, la joke aussi. Partager ce morceau, c'était tendre cette foi à ceux qui se croient coincés dans une case : tu peux vouloir autre chose, tu peux devenir autre chose, si tu as la foi — et si tu refuses que le regard des autres décide à ta place qui tu es. Je n'ai pas écrit CEO pour expliquer mon CV ni pour répondre à la question que personne ne devrait poser comme si un titre suffisait ; je l'ai écrit parce que j'avais besoin de dire, en son, que les apparences mentent, que le parcours tient dans le corps, et qu'un refrain peut être à la fois provocation et promesse.

Libérer la pensée

Sur le journal, Pourquoi Francejetequitte.com ? porte la même voix ; le passé musical est déjà documenté, et ici, c'est le pied de nez du présent. Komby veut dire combinaison, et derrière l'image que les autres collent encore sur moi, il y a une vraie entreprise — restos, commerces, bureaux, nightclubs, tertiaire — que je dirige avec la même exigence de combat qu'autrefois derrière les platines. L'album traduit le vécu ; il ne le précède pas, et en filigrane, cette épreuve rappelle que Make It Easy ne s'adresse pas qu'à ceux qui nous voient comme attendu : elle s'adresse à ceux qui construisent malgré le regard, malgré la case, malgré le « tu es encore le DJ » qu'on te lance quand tu viens de fermer un contrat international.

CEO. Douzième marque de combat. Le morceau qu'on écoute quand on te range trop vite — et que tu réponds par une joke qui ouvre une ambition plus large que le regard posé sur toi.

I am not a DJ. I am a CEO.


Alexandre Auger — CEO de Komby

*Étape 12/14 — CORNERSTONE — Précédent : Wan Chai (11) · Suite : Like a Dragon (13)*

Alexandre Auger
Alexandre Auger

Entrepreneur français expatrié depuis 2016. De la radio à la tech, de Bangkok à Londres en passant par Hong Kong et Montréal. Fondateur de Komby (SaaS/IA). Ce blog raconte le voyage.

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